A l'heure du dîner, Becky nous tendit des pulls gris. J'enfilais un tee-shirt à manche longue puis mon pull. J'ôtais mes lentilles de contacts et je mettais mes lunettes. Tandis que Lucie regardait Becky, les yeux ronds.
- C'est la seule chose qu'on doit porter, répondit Becky, en enfilant le sien. On peut porter des jupes et des jeans mais il faut irrémédiablement avoir son pull sur soi.
- En tout cas, on ne va pas mourir de chaud, ici, déclarais-je.
- Je confirme, répondit Sollène.
Nous sortîmes de la chambre et nous descendîmes au réfectoire. Des filles et des garçons étaient déjà installés. Ils étaient en train de bavarder tranquillement. Nous prîmes des plateaux et nous nous mîmes dans la file d'attente. Tout en attendant, Sollène m'apprit quelques détails sur sa vie en Bretagne. Je lui appris que mes parents m'avait envoyés dans ce pensionnat après une rupture douloureuse. Sollène compatissait à ma douleur. Après avoir prit la nourriture que les cuisinières nous tendirent, Sollène alla chercher une table. Je la suivis, en compagnie de mes deux amies. Nous installâmes à la table et nous dinâmes, tranquillement.
Lorsque nous remontâmes dans notre chambre, quatre garçons passaient dans le couloir. Ils devaient certainement descendre pour aller dîner. Alors que nous entrions dans la chambre, je proposais à mes amies d'aller dans la bibliothèque pour lire un peu avant le couvre-feu. Becky et Lucie déclinèrent mon offre. Tandis que Sollène m'accompagnait. Nous descendîmes et nous passâmes devant la cafétéria.
Sollène se mordit la lèvre inférieure pour ne pas éclater de rire. Elle me retint par la main et elle me fit revenir vers elle. Des élèves étaient en train de se lancer de la nourriture. Le regard d'un garçon se posa sur moi. Je tirais Sollène vers la bibliothèque. Mon amie m'accompagna. Nous traversâmes le parc puis nous nous retrouvâmes devant la porte de la bibliothèque. Je poussai la porte et je tâtonnais le pan de mur, pour trouver le bouton pour allumer la lumière. Après l'avoir trouvée, j'entrais dans l'immense bibliothèque. Une douce chaleur réchauffait agréablement l'immense bibliothèque.
Sollène furetait dans les étalages jusqu'à ce qu'elle trouve un livre sur la magie Wicca. Je cherchais dans les immenses étagères un livre, susceptible de me plaire. Je trouvais un roman sur la magie. Je m'installais à la même table que Sollène et je commençais à lire les phrases manuscrites sur le parchemin du livre.
« J'ai maintenant seize ans. Je suis assez belle. Mais sûrement pas assez pour pouvoir me permettre le luxe de parler à Jesse. Jesse, c'est le garçon le plus populaire du pensionnat. C'est sûr, je ne ressemble pas du tout à toutes ces bimbos, pimbêches et poufs qui remplissent le campus. Je ne suis pas de celles qui croient dur comme fer, que leur vie tourne autour du maquillage et des garçons. Je suis plutôt du genre à me cacher du regard de tout le monde. Je me réfugie régulièrement dans la bibliothèque. J'aime beaucoup écrire près des fenêtres sur la table où je suis en train de lire.
Mes parents trouvent étrange que je ne me réfugie que dans les mots. Mais pour moi, rien n'est anormal. C'est la vie, seulement la vie. Enfin, je m'en fiche un peu. J'aimerais tant m'abandonner à un monde magique. »
Je m'étais endormie sur le livre. Sollène me réveilla. Je me réveillais avec difficulté puis je me levais. Sollène me prit par la main et m'emmena jusqu'à la chambre. Alors que nous traversâmes le couloir, un jeune homme sortit d'une des chambres. Il me fixa ainsi que Sollène. Mon amie me tira. Nous entrâmes dans notre chambre. Je mis mon pyjama et je m'allongeais dans mon lit, après avoir allumé mon MP3 pour trouver « Cassée » de Nolwenn Leroy.
Je m'endormis quelques instants plus tard. Le lendemain matin, Becky me réveilla rapidement. Mes amies étaient installées sur balcon et elles regardaient le parc. Des élèves étaient en compagnie de leurs parents. Je m'habillais puis je sortis de la chambre. En sortant de la chambre, je tombais sur le jeune homme que j'avais vu la veille. Ce dernier rentrait dans sa chambre. Je passais devant lui, en remettant mes lunettes sur le bout de mon nez.
Alors que je traversais le parc, mes amies hurlèrent. Je me retournais et je leur fis coucou. Elles me rendirent mon signe. J'entrais dans l'immense bibliothèque. Je marchais entre les étagères gigantesques. Les murmures des pensionnaires se faisaient entendre même derrière les rayonnages.
J'élevais mon regard vers les plaques du haut. Un jeune homme vint se mettre dans le même rayonnage que moi. Le garçon se mit en face de moi et il me regarda. Je fis comme s'il n'existait pas. Ne voyant pas le livre cherché, je m'en allais de la bibliothèque. En traversant le parc, j'entendis une voix, que j'aurais reconnue entre mille.
- Mary !
Je me retournais, pour faire face à la personne qui hurler mon prénom. La personne, qui n'avait de cesse de hurler mon prénom, se révéla être ma cousine, Lara. Cette dernière était rayonnante. Quelque peu idiote, vêtue d'une mini-jupe et d'un débardeur, ma cousine se précipita sur moi.
- Mary, tu m'as tellement manquée !
- Mais qu'est ce que tu fais là ? Demandais-je, intriguée par la venue de Lara.
- Je suis venue étudier ici ! S'écria ma cousine. Tu n'es pas contente de me voir ?
- Je n'ai pas dit cela, répondis-je, irritée.
Sans plus d'attente, je lui montrais la direction de la réception. Avant même que ma cousine n'ait eut le temps de formuler une réponse, je m'éloignais en direction des dortoirs. Je toquais à la porte et entrais dans la chambre. Sollène était en train de faire des recherches sur la magie Wicca. Becky était en train de prendre sa douche tandis que Lucie écrivait dans un carnet. Lorsque Lucie s'aperçut de ma présence, elle me souria.
- Il y a un garçon qui te cherche, Mary ! Avança Sollène.
- Qu'est ce qu'il me veut ?
- Je ne sais pas. Il m'a juste dit que je devais te le dire lorsque tu rentrerais.
- Tu le connais ? Me demanda Lucie.
- Je n'ai encore fait la connaissance d'aucune personne à part vous trois.
- Alors c'est sûrement un enquiquineur né, s'écria Becky, depuis la salle de bain.
Nous nous regardâmes toutes les trois et nous éclatâmes de rire. Une personne toqua à la porte alors que je me faufilais dans la salle de bain pour prendre ma douche. J'entendis la voix de Lucie déclarait que je venais tout juste d'entrer dans la salle de bain et que je n'en sortirais pas avant plusieurs heures. Je passais ma tête par l'entrebâillement et je lançais un regard noir à Lucie. J'entrais dans la douche et fit couler l'eau sur mes cheveux et mon corps. Je sortis de la salle de bain une trentaine de minutes plus tard. J'enfilais un jean, un tee-shirt puis mon pull. Sollène éteignit son ordinateur portable et elle nous regarda tour à tour. Elle poussa un soupir.
- Qu'est ce qu'on fait ? Demandais-je.
- Je dois aller voir le principal pour régler des problèmes avec ma famille, déclara Lucie.
- Moi, je crois que je vais aller faire les boutiques, avança Becky.
- Sollène ?
- Je dois à tout prix éviter un garçon, me répondit Sollène. Et toi aussi, reprit-elle, en me regardant.
Je poussais un soupir et je regardais mes amies s'en allaient. Je m'allongeais sur mon lit et je me mis à chercher quelques renseignements sur le pensionnat. Une personne toqua à la porte. Sollène me regarda, de l'appréhension dans le regard. Je me mordis la lèvre. Nous nous levâmes toutes les deux et nous allâmes voir les enquiquineurs. Alors que j'entrebâillais la porte de la chambre, je vis un jeune homme brun se tenir sur le pas de la porte. Le jeune homme avait les cheveux bruns avec des mèches blondes. Ses yeux étaient maquillés de noir. Il portait un tee-shirt noir ainsi qu'un jean Diesel.
- Que se passe-t-il ? Demanda calmement Sollène, qui était apparue à mes côtés.
- Je croyais vous connaître.
- C'est sûrement une erreur, répondis-je.
Je refermais la porte et je mis un peu de musique. Alors que j'étais en train de lire, quelqu'un hurla mon prénom. Sollène me regarda puis elle se précipita sur le balcon. Je la suivis quelques secondes plus tard.
- Sophie ! Attends-moi, je descends.
Je courus jusqu'à la porte, que j'ouvris à la volée. Le garçon, qui était venu quelques instants auparavant, me regarda courir dans le couloir. Lorsque je sortis du hall, je vis Sophie courir vers moi. Ses joues étaient inondées de larmes de joie. Mes parents arrivèrent quelques instants plus tard.
- Maman ! Papa ! Vous m'avez tellement manquées !
- Chérie, qu'est ce que tu es belle !
- Merci, maman !
La compagnie familiale m'avait vraiment manquée. Même si ça ne faisait quelques heures, je n'arrivais toujours pas à me persuader que je ne verrais pas très souvent ma petite s½ur. Ils ne restèrent guère longtemps. Ils devaient reprendre le train pour revenir à Paris. Après les avoir accompagnés jusqu'au portail, je leur avais fait un petit signe de la main. Mes larmes coulaient sur mes joues. Je parcourais le parc du regard. Je soupirais et je remontais la pente, prenant la direction des dortoirs. Je passais ma journée en compagnie de mes amies. La nuit venue, j'allais dans la bibliothèque. Le même garçon que ce matin vint me voir. Je lui fis un sourire. Alors que je m'apprêtais à entrer dans ma chambre, il me retint par le poignet. Je n'étais pas habituée à sentir le contact d'un jeune homme sur ma peau. Je le regardais et je m'asseyais à ses côtés. Nous bavardâmes pendant plus de deux heures. A une heure et demie du matin, je laissais mon compagnon dans le noir complet du couloir pour rentrer dans ma chambre et dormir un peu.
La photo est sensée représentée Mary. Alors vos impressions sur ce second chapitre ?
Juste pour répondre à une question :
Indra, tu me demandes en combien de temps j'écris mes chapitres ? Je ne sais pas. Ca dépend des jours. Parfois, je peux écrire un petit bout de chapitre sur une feuille et d'autres où j'écris un chapitre en trois heures (enfin, après ça dépend des idées que j'ai ! ^^) Et où je trouve mon imagination ? En cours, dans la rue, en faisant mes devoirs. Tout dépend dans l'état dans lequel je suis. Si je suis d'humeur joyeuse, je peux écrire un chapitre très joyeux et sans angst. Et si je suis d'humeur maussade, je n'écrirais qu'un chapitre rempli d'angst et de jalousie ! Voilà, j'espère avoir répondut à tes question ! Bye !